Lectures

Lu – Le cercle de Farthing – Jo Walton (Denoël) Imaginaire

Lu – Le cercle de Farthing – Jo Walton (Denoël)

Traduit par Luc Carissimo. Le cercle de Farthing est un des premiers romans de Jo Walton, le premier tome de la Trilogie du subtil changement, qui met en scène l'inspecteur Carmichael. J'y ai aimé le parfait mélange entre deux courants : l'uchronie et le roman policier.L'histoire se déroule dans un monde post seconde guerre mondiale, dans lequel l'Angleterre a signé la paix avec l'Allemagne, toujours dirigée par Hitler. Quand le principal artisan de cette paix est assassiné au milieu de la réunion d'un grand cercle d'influence, tout désigne le seul invité juif....Jo Walton a su nous plonger au cœur de la bourgeoisie, celle qui est l’artisane des jeux de pouvoir. Il en ressort un portrait sans doute fidèle, parfaitement cynique, et qui fait la part belle à l'hypocrisie et aux faux semblants.Parallèlement à ça, nous assistons à un récit assez glaçant sur la montée du fascisme, qui nous interroge sur ce que serait le statut des juifs dans une Europe en paix avec Hitler...Au milieu de cette atmosphère très lourde, le récit policier est subtil, prenant et pique notre curiosité. Servi par des personnages tout en nuances, il est maîtrisé de bout en bout. Très sombre, ce roman écrit au début des années 2000 trouve son écho dans ce que l'on vit et découvre tous les jours, et il est parfois difficile d'y trouver de l'espoir... Le tableau dépeint, s'il est certainement réaliste, n'en est que plus dur...Je vous recommande donc la lecture du Cercle de Farthing, qui, dans un style qui rappelle parfois celui des classiques policiers anglais, saura retenir votre attention par son intrigue et son propos.
Lu – Evariste – Olivier Gechter (Mnémos) Imaginaire

Lu – Evariste – Olivier Gechter (Mnémos)

Evariste est resté assez longtemps dans ma PAL, et je ne saurais encore aujourd'hui dire pourquoi... Pourtant, je suis les aventures d'Olivier Gechter depuis un moment (sur Twitter essentiellement) et je me rappelle de très jolis échanges.  J'ouvre d'ailleurs une parenthèse pour vous conseiller le podcast Les archives de l'Insondable qu'il coécrit avec Vincent Corlaix, qui est raconté par Dimitri Reigner et mis en son par François TJP. Des microfictions bien troussées et bien agréables à écouter! Bref, me voici donc enfin à l'attaque d'Evariste. Ce livre a tout pour me plaire: un petit côté fantasy urbaine, une certaine férocité et beaucoup d'humour.  J'ai passé un très bon moment à la découverte des aventures d'Evariste Cosson, cet occultiste empêtré dans les affres de l'entrepreneuriat et d'une histoire de cœur compliquée, et aux prises avec une organisation bien décidée à lui mettre des bâtons dans les roues... Sur une intrigue, certes, assez convenue, Olivier Gechter construit une histoire enlevée, ponctuée par nombre de rebondissements, et très ancrée dans la modernité. Il a rapidement réussi à capter mon intérêt pour son héros, particulièrement sympathique, et avec qui je partage certains inconvénients de la vie francilienne. Un réel travail a d'ailleurs été fait autour des personnages, qui ont chacun une sacrée personnalité et qu'on identifie très vite. Certaines scènes d'action m'ont semblé un peu molles... Dommage, car ça casse le rythme d'un livre qui n'en manque pourtant pas...  Evariste est donc un roman très plaisant, qui ouvre les perspectives d'un univers riche et fouillé. Il y a vraiment de quoi en faire un suite... qui est déjà dans les tiroirs de l'auteur je crois...
Spicilège #2 BD

Spicilège #2

Bonjour cher Lecteur, chère Lectrice, Je continue à chercher de jolies choses à te partager, au milieu d'un quotidien parfois bien morose des petites perles se cachent parfois et n'attendent que d'être découvertes, voici ma deuxième moisson... Sur l'écran de mon ordinateur... Deux nouvelles chaînes Youtube se sont partagé mon attention ces derniers temps, et elles parlent toutes les deux de cinéma de genre. La première, c'est Terrain Z, une chaîne qui propose chaque semaine du contenu en rapport avec un film, et qui propose ledit film en intégralité (légalement) à la fin du mois. C'est bien pensé, bien produit et super intéressant! La seconde, c'est Le coin du Bis , une chaîne qui propose également du contenu thématique autour du cinéma Bis. Tournée dans un vidéoclub, j'y ai découvert avec plaisir un diptyque sur John Carpenter, ou plus récemment une sélection de 20 films plus fous les uns que les autres. On sent beaucoup de passion, le contenu est très pointu. Dans mes oreilles... Sur les conseils de Dimitri Régnier dans sa newsletter Le Mégaphone (abonne toi), j'ai écouté la fiction audio Doulanges, produite par la RTBF. Il s'agit d'une série de courts épisodes (10 épisodes d'environ 10 minutes), une enquête policière reconstituée à partir des enregistrements d'une jeune journaliste, dans le style "found footage". C'est très bien écrit, joué et monté, ça tient vraiment en haleine.... J'ai récemment découvert également le podcast Dans l'ombre des légendes, de Charlie Bird Parker. Une "histoire particulière des légendes urbaines de Paris" qui commence par le récit inquiétant d'un tueur d'enfant dont on croyait l'enquête close... Un podcast à l'ambiance sonore soignée, intrigant et inquiétant... Sur les pages que je tourne... Récemment j'ai lu la BD The Black Holes, de Borja Gonzales chez Dargaud. Difficile de mettre des mots sur une histoire qui tient plutôt de l'errance, mais c'est un petit bijou de poésie visuelle, avec des thèmes qui me parlent particulièrement : l'art, la musique, la littérature, et la soif de liberté.  Il faut se laisser porter par l'onirisme tant cet album donne de l'importance à l'ambiance plus qu'au sens ; mais au final un magnifique voyage... Je viens de finir également les 2 tomes des Montagnes Hallucinées du mangaka Gou Tanabé chez Ki-Oon. Une adaptation puissante du récit de H.P. Lovecraft. Les traits sont fins, fiévreux, torturés, et rendent bien l'ambiance cauchemardesque et désenchantée de cet univers. Le froid omniprésent comme une menace sourde, la panique, la folie... un très bel ouvrage, particulièrement mis en avant par un écrin splendide (couverture en faux cuir et reliure cousue). C'est la fin de mes découvertes pour cette fois-ci... à bientôt !
Lu – Signal d’alerte – Neil Gaiman (Au Diable Vauvert) Imaginaire

Lu – Signal d’alerte – Neil Gaiman (Au Diable Vauvert)

Traduit de l'anglais par Patrick Marcel. Vous le savez, je suis une grande admiratrice de Neil Gaiman. Je ne pouvais donc pas passer à côté de son dernier recueil de nouvelles. Le travail de la maquette et de la couverture des éditions Au Diable Vauvert ne déroge pas de d'habitude : il est somptueux. C'est un très bel objet que ce Signal d'alerte. Comme à son habitude, Neil Gaiman regroupe dans ce recueil des textes de tailles, d'ambiances et d'inspirations disparates, chacun introduit par la mise en contexte de sa création. Il serait mensonger de crier au chef d’œuvre à chaque page, tant il est difficile de maintenir une qualité égale dans ce genre d'ouvrage, mais Signal d'alerte détient son lot de perles. Neil Gaiman a l'art et la manière de revisiter les contes de fées, comme le prouve la grande qualité de la nouvelle La Dormeuse et le Rouet. Il ne manque pas non plus de rendre hommage à de grands auteurs comme Conan Doyle, ou Ray Bradbury (dans une nouvelle particulièrement touchante). Fantastique, fantasy urbaine, tantôt humoristique, tantôt grave ou mélancolique, cet ouvrage fait passer par nombre d'émotions diverses et variées. Si vous connaissez déjà le travail de Gaiman, vous y retrouverez avec plaisir ses thèmes de prédilection, encore une fois magnifiés. Si vous ne le connaissez pas encore, je reste persuadée que ses recueils de nouvelles sont une très bonne entrée en matière. Dans tous les cas, je vous invite donc avec enthousiasme à vous plonger dans ce Signal d'alerte. Si certains des derniers romans de Gaiman étaient plaisant mais anecdotiques, ce recueil est d'une poésie et d'une inventivité vivifiante!
Lu – Mondocane – Jacques Barbéri (La Volte) Lectures

Lu – Mondocane – Jacques Barbéri (La Volte)

Mondocane, pour moi, c'est avant tout le film éponyme (quoique en deux mots), le "shockumentaire" de Gualtiero Jacopetti et Franco Prosperi et les ersatz qui ont suivi dans la mouvance du courant d'exploitation "Mondo". Je me rappelle d'ailleurs d'un "Face à la mort" (le 2, le 3?) particulièrement crasseux, maté au milieu d'une bande d'ados décérébrés afin de satisfaire un goût du voyeurisme malsain et d'une transgression au final bien sage, on n'est pas sérieux quand on a 17 ans ! Comment présenter Mondocane ? Il s'agit manifestement d'un ensemble de nouvelles dont le contenu a été enrichi pour cette édition. Mondocane... "Monde chien", putain de monde... Je m'attendais à un post-apo classique, peut-être un peu trashouille... Rien ne me préparait au monde déchiré décrit par Barbéri... Véritable sculpteur de cauchemar, il nous présente un univers ravagé, grossier, halluciné, peuplé de créatures mutantes, véritable précis de tératologie. Au milieu de ce monde vicié, son héros, Jack doit apprendre à survivre tout en faisant le deuil de son ancienne vie. Des nouvelles règles de subsistance, des nouvelles valeurs à intégrer, mais aussi quelques nouveaux amis pour le guider... Véritable coup de poing, cette lecture m'a fortement marquée. Par la puissance évocatrice de l'écriture de Barbéri, par son univers torturé, par la fascination malsaine des corps mutilés, mutés, enchevêtrés, fusionnés.... Un body horror poussé à l'extrême, dont la seule limite est l'imagination du lecteur... Une lecture telle que j'en attendais une, sans le savoir, que j'ai dévorée avec appétit et que je n'oublierais pas de sitôt...
Spicilège #1 BD

Spicilège #1

Bonjour cher lecteur, chère lectrice, Ça fait un moment que je cherche à te partager autre chose que mes lectures sur ce blog. J'ai du mal à trouver la formule adéquate car mes avis sont souvent courts et éclectiques. Difficile dans ces conditions d'écrire un article cohérent mais après tout est-ce vraiment important ? Par vraiment... aussi j'inaugure un nouveau type d'articles, qui rassemblera encore et toujours ce que j'ai envie de te faire découvrir, des contenus - œuvres - personnes qui rendent le monde plus beau. Je ne me suis pas fixé de rythme particulier, quand j'estimerais avoir assez de matière ou que le temps sera venu, je publierai ! Et pourquoi "Spicilège", me diras-tu ? Parce que c'est plus original que "miscellanées", tout simplement! Je suis et je serai toujours à l’affût de jolies choses à te partager, voici donc ma première moisson... Sur l'écran de mon salon... J'ai une vrai panne en ce moment en ce qui concerne les films ou les séries. Je ne regarde pas grand chose, je préfère lire... Cela m'arrive de temps en temps, surtout quand j'entame un projet de lecture important. J'ai donc bien peu de choses à te partager sur ce plan...Une chose cependant. J'ai commencé il y a peu à regarder la série de Mark Frost et David Lynch, Twin Peaks, que je n'avais bizarrement encore jamais vue. Je viens d'entamer la saison 2. Je trouve cette série troublante, et je l'apprécie beaucoup. J'aime le travail de David Lynch et Twin Peaks reprend des motifs chers à ce créateur. C'est onirique et mystérieux, avec un sens de l'image des plus poétique et un accompagnement musical et sonore très recherché. Si ce n'est déjà fait, je t'encourage à la découvrir! Sur l'écran de mon ordinateur... Si j'ai du mal à regarder des films, je ne me lasse en revanche pas d'en entendre parler!J'ai découvert il y a peu la chaîne Youtube Chronik Fiction, et son émission Le Coroner. Chacune de ces chroniques part d'une mort emblématique (au cinéma ou dans une série). De celle du professeur dans Bataille Royale à celle de Laura Palmer dans Twin Peaks, elles permettent une courte réflexion sur l’œuvre en question. Trop courte ? un peu, j'avoue, mais ça reste intéressant et particulièrement bien réalisé!L'excellent ALT 236 se lance dans la fiction avec le premier épisode de sa série Maelström. On peut dire que c'est réussi. Une histoire étrange et crépusculaire, une variation autour de la série de peintures L'île des morts de Böcklin qui m'a toujours fascinée, tout pour me combler! Dans mes oreilles... J'ai profité d'un retour au bercail pour me replonger dans mes vielles obsessions... Du coup j'écoute beaucoup de vieux classiques : Led Zeppelin, The Who ou The Moody Blues... Dans un autre genre, je te conseille ce vieux concert d'Iron Maiden, qui daterait de 1981 soit peu de temps avant le départ de Paul Di'Anno. C'est un vrai plaisir de le retrouver, c'était vraiment une bonne époque pour le groupe. Le travail de restauration du son et de l'image est vraiment remarquable, avec en clin d’œil un petit problème technique vers 15 minutes... Sur les pages que je tourne... J'ai lu 2 bandes dessinées qui valent le détour ces derniers temps : L'anthologie Doggybags, du label 619 chez Ankama, qui regroupe les 10 meilleures histoires de la série, selon ses lecteurs. Il y en a pour tous les goûts, pourvu qu'on aime l'horreur! Des histoires parfois ironiques, parfois troublantes... parfois dégeu! regroupées dans un ouvrage somptueux, un très bel objet! le très particulier White Spirit, de Dédo et Weldohnson, qui inaugure une nouvelle collection chez Delcourt : Une case en moins, dirigée par Davy Mourier. Le récit d'une descente aux enfers, là non plus, rien ne nous est épargné! Ça va loin dans la transgression, mais c'est souvent drôle. Le trait de Weldohnson est original et maîtrisé, et colle parfaitement avec l'esprit de l'histoire. L'ensemble reste assez fragile (notamment la fin), mais me donne très envie de suivre la suite des aventures éditoriales des deux auteurs, ainsi que de cette collection, qui semble prometteuse...
Lu – Anthologie Misty (Delirium) Lectures

Lu – Anthologie Misty (Delirium)

Misty est une revue anglaise hebdomadaire créée à la fin des années 70 par Pat Mills, à destination des jeunes filles adeptes de surnaturel et d'horreur.J'ai découvert, grâce à l'avant propos signé Pat Mills, l'univers de la BD et des périodiques de cette époque, qui semble être foisonnant, avec des scénarios assez adultes et de nombreux dessinateurs de talent.Grâce à Delirium, cette anthologie regroupe quelques unes des meilleurs histoires parues dans la revue, enfin traduites en français.Entièrement en noir et blanc, elle a comblé mes attentes en terme de nostalgie, et son côté "vintage" m'a particulièrement charmée. J'ai également été agréablement surprise par la qualité des récits, qui, quoique destinés à un public jeune et plutôt féminin, réserve leurs lots de frisson.Les dessinateurs ne sont pas tous du même niveau, et j'ai noté tout de même un côté très "lissé" des illustrations, sans doute dû à un nettoyage des planches en vue de cette édition. On se doute alors du caractère très bon marché des revues de l'époque.Ce fut donc une agréable plongée 40 ans en arrière que la lecture de cette anthologie et je félicite grandement le travail des éditions Délirium, qui nous permet d'accéder enfin à ces pépites.
Lu – Lord Gwynplaine – Jean-Bernard Pouy et Patrick Raynal (Albin Michel) Lectures

Lu – Lord Gwynplaine – Jean-Bernard Pouy et Patrick Raynal (Albin Michel)

Relecture au plus proche du flamboyant Comte de Monte-Cristo de Dumas, Lord Gwynplaine est un polar dans sa plus pure expression : noir, haletant et addictif. Pour qui, comme moi, voue une véritable passion à l'oeuvre d'origine, c'est un peu déroutant, car les auteurs n'ont quasiment pas changé une ligne de l'histoire de base. Mais en le transposant dans les années 80 - 90, entre Mitterand et Chirac, Pouy et Raynal agrémentent ce récit d'un regard acéré sur les dérives de notre société. Reste qu'il est parfois compliqué de croire à certaines ficelles dans un monde moderne (ces mariages arrangés, ce duel à mort...). Il faudra donc, pour apprécier cette lecture, prendre un peu de recul sur les événements et laisser courir la suspension de l'incrédulité. On profitera alors d'un texte écrit avec une grande maîtrise, aux nombreux rebondissements et au rythme parfait.
Le monde a des racines carrées – Viviane Lalande (Les Editions de l’Homme) Lectures

Le monde a des racines carrées – Viviane Lalande (Les Editions de l’Homme)

Retour à la vulgarisation scientifique avec le livre de la vidéaste Viviane Lalande, alias Scilabus sur le net. Je n'ai jamais caché qu'elle est une de mes vidéastes préférées, si ce n'est ma préférée. Je reste cependant toujours sur la réserve quand je m'attaque à un livre de vidéaste, certains m'ayant plutôt déçue. Aucun problème de ce genre avec ce livre. Viviane Lalande y applique la recette qu'elle maîtrise et que je trouve parfaite : expliquer des concepts scientifiques parfois ardus en les rapprochant d'une situation de la vie quotidienne, puis élargir le propos en s'intéressant de plus près à la vie des labos et des chercheurs. Chaque chapitre de ce livre reprend cette trame, avec une première partie de vulgarisation pure, et une seconde plus approfondie et particulièrement passionnante. Le tout forme un ensemble éclectique, couvrant des notions de mathématique, physique ou chimie, toujours pertinentes, et toujours avec une réelle maîtrise du sujet, et une passion certaine pour la transmission. Car on sent à la lecture que Viviane Lalande est une vraie passionnée, et qu'elle a à cœur également, de partager et faire connaître le travail des scientifiques qu'elle évoque. Ce fut donc une lecture particulièrement plaisante. Même en maîtrisant une partie des notions évoquées, j'en suis ressortie plein de savoirs nouveaux, de nouveaux éclairages, de nouvelles applications...Je recommande particulièrement cette lecture, abordable et captivante, qui peut se lire d'une traite ou se picorer selon les envies.
Au bal des actifs, demain le travail – Collectif (La Volte) Lectures

Au bal des actifs, demain le travail – Collectif (La Volte)

Recueillant 12 nouvelles de grands noms de la SF française, Au bal des actifs est un ouvrage d'une très grande qualité. Ces grands auteurs nous livrent des récits d'anticipation sur le futur du travail, et dans lesquelles des thèmes récurrents émergent: aliénation, tromperie, oppression... On est vraiment dans de la SF qui questionne, qui remet en cause, qui interroge notre rapport au boulot, qui bouscule...Tantôt humoristiques, souvent glaçants, les récit semblent se répondre et on y décèle un grand travail d'anthologie. Avec des noms aussi prestigieux de Beauverger, Berrouka, Dufour ou Damasio, je ne pouvais qu'adorer, mais c'est une lecture plus qu'exigeante que celle de cet ouvrage, et nombre de réflexions en découlent. En effet, l'appel à texte des éditions La Volte a été lancé en plein mouvent "nuit debout", et on se rend compte, 2 ans après, à quel point les choses sont inquiétantes.... Je salue en outre la postface signée Sophie Hiet, qui apporte un éclairage particulièrement inspirant sur l'ensemble des textes. Je recommande donc fortement ce livre. Des anthologies de cette qualité, il en existe peu... Un excellent ouvrage si vous dormez trop bien et qu'un peu d'angoisse existentielle vous manque!