Traduit par Jean-Michel Jasienko.

Je continue à explorer les grands classiques de la SF avec ce roman de Stanislas Lem, grand auteur de l’imaginaire polonais.

J’avoue que l’envie de lire ce livre a tenue aussi beaucoup à mon envie d’en découvrir l’adaptation qu’en a fait Andreï Tarkovski, dont j’ai tellement aimé le Stalker (cela fera d’ailleurs l’objet d’un autre billet).

Solaris est un roman très particulier, à l’atmosphère désenchantée et au rythme lent, dans lequel on suit le séjour du psychiatre Kelvin dans une station spatiale en orbite autour de la planète Solaris. Cette planète, étudiée depuis de nombreuses années, abrite un océan protoplasmique, véritable entité vivante, qui semble à l’origine de bien étranges phénomènes qui pousseront les 3 habitants de la station à remettre en cause leurs certitudes.

Solaris est loin d’être un roman d’action. Plutôt contemplatif, voir même proche de l’essai philosophique parfois, il interroge sur la prise de contact avec des espèces extraterrestres, la conscience, la perception, la connaissance de soi.

Particulièrement mélancolique, l’écriture très appliquée de Lem fait osciller le roman entre le huis clos se déroulant dans la station, et l’histoire de l’étude de Solaris, tellement poussée qu’elle a donné naissance à sa propre science: la solaristique.

Une grande partie du roman parle donc d’épistémologie, avec cette interrogation récurrente : que faire face à l’inconnu.

Solaris est un roman qui peut rebuter par sa lenteur, mais qui est particulièrement riche dans ses réflexions, et qui pousse à prendre son temps, pour en apprécier toute la profondeur.

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