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Dino hunter – Olivier Saraja (Walrus) Imaginaire

Dino hunter – Olivier Saraja (Walrus)

Pourquoi choisir entre aliens et dinosaures? mélangeons les deux! Encore un délire plutôt bien ficelé signé Olivier Saraja, dont j'ai déjà bien apprécié le fameux Zombie Kebab. Dans la grande tradition pulp, cette lecture nous plonge rapidement dans l'action, avec un peu de nawak, et beaucoup de fun ! Alors, bien sûr, c'est le genre d'histoire qui demande de garder l'esprit ouvert, et de mettre sa rationalité de côté. Ne vous inquiétez pas, le rythme effréné du bouquin ne vous laissera pas le temps de penser à la suspension de l'incrédulité, l'action ne s'arrêtant qu'une fois la dernière page tournée. Et comme toujours, on gratte un peu la surface, et on se rend compte que le récit marche aussi parce que les personnages sont peu nombreux mais tous intéressants, que l'auteur a réussi, dans un récit très court, à leur donner une profondeur, une histoire, sans que cela ne plombe le reste, et que les rapports humains sont subtilement dépeints. Et entre deux bouchées de pop-corn, on se surprend à avoir un petit sourire en coin ou à applaudir intérieurement. Dino Hunter reste une lecture récréative, et on s'amuse beaucoup. Elle a en plus ce petit "truc" qui donne un sel supplémentaire à ce type de récit.
Zoulag – Stéphane Desienne (Walrus) Imaginaire

Zoulag – Stéphane Desienne (Walrus)

La frénésie de zombies qui m'a pris il y a quelques semaines m'a fait lire, après les 2 saisons de Toxic, les 2 novellas de l'univers Zoulag, de Stéphane Desienne: Le syndrome finlandais et La filière sibérienne.  Il s'agit de deux courts récits qui prennent place dans un monde où l'humanité a survécu à l'apocalypse zombie, et où elle a décidé de parquer les spécimens restants dans des camps de concentration, parce que l'humanité a souvent ce genre de "bonnes" idées. Dans la première histoire, une star de la téléréalité type "Man vs Wild" décide d'offrir à ses fans un épisode en direct d'un zoulag, et d'y inviter une scientifique spécialiste des zombies : Mona Nuss (Hu hu!!!). Bien sûr tout ne va pas se passer comme prévu... Dans la seconde, un vieux baroudeur et sa jeune associée, qui font du trafic avec les zombies, s'engage dans un road trip plein de rebondissements.   Deux récits pleins d'adrénaline, deux aventures dans lesquelles les faux semblants ont la part belle. Car les histoires de zombies, c'est fun, mais si cela permet en plus une certaine critique sociétale, c'st encore mieux! Et ça Stéphane Desienne sait très bien le faire. Les livres sont courts, certes (100 pages chacun environ), et ne permettent donc par un très grand développement du background, mais les personnages sont suffisamment bien troussés pour qu'on s'y attache rapidement. Les enjeux sont clairs et parfaitement exposés, les épisodes bien rythmés, avec des chutes surprenantes! Bref, j'attends le troisième épisode avec impatience!  
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Les sempiternels – Aude Réco (Walrus)

La dernière novella sortie des éditions Walrus est signée Aude Reco, une auteure que je suis depuis longtemps sur les réseaux sociaux, et explore le courant steampunk, un univers dont je ne suis pas très familière, mais qui me plaît cependant. Les sempiternels est un texte court et percutant, dont le rythme est très bien maîtrisé. C'est clairement un récit d'action, les scènes de combat s'enchaînent sans guère laisser le temps au lecteur de souffler.  Cependant, l'univers autour du récit semble un peu trop écrasant pour un texte qui ne fait qu'en effleurer les grands enjeux. Il en découle un certain sentiment de confusion à la lecture, et un peu de frustration. Je n'ai pas de peine à m'imaginer une saga entière autour des Sempiternels.  Restent de très beaux personnages féminins, intrigants et envoûtants, aux services d'une intrigue survitaminée.
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Toxic saisons 1 et 2 – Stéphane Desienne (Walrus)

C'est une énorme saga de deux fois 6 épisodes que nous offre Stéphane Desienne. Je ne sais pas combien de pages ça représente en tout mais on va s'accorder sur "beaucoup beaucoup". J'ai décidé de tout lire en une fois et pourtant je n'aime pas les récits trop longs. Heureusement, la saga ne manque pas de rythme, certainement à cause de son format série. La saison 1 est menée tambour battant, et si le début de la saison 2 souffre d'une petite baisse de régime (due, selon moi, à l'ajout d'une intrigue secondaire dont j'ai du mal à saisir l'intérêt), la suite tient ses promesses en terme d'adrénaline ! Sur l'idée un peu folle de mêler zombies et invasion extraterrestre, l'auteur construit un univers complexe et cohérent où se mêlent rivalités commerciales et intrigues politiques. Ce qui pourrait paraître comme une vaste blague décomplexée est en fait extrêmement réfléchi. Une saga dans laquelle j'ai aimé me plonger, et que j'ai dégustée jusqu'à la dernière page.
Projet Bradbury 2017 – 14 nouvelles de Neil Jomunsi Imaginaire

Projet Bradbury 2017 – 14 nouvelles de Neil Jomunsi

Si vous voulez savoir ce qu'est le projet Bradbury, rendez-vous ici. Retrouvez sur cette page mon avis sur les 14 nouvelles qui forment le premier cycle de ce projet Bradbury, l'auteur ayant décidé de mettre fin à l'aventure pour le moment.  Il reste de ce projet 14 nouvelles, certes inégales (mais c'est inévitable), mais dont certaines sont de petits bijoux. Ce fut un grand plaisir de retrouver ce rythme de lecture et d'accompagner ce processus créatif.  Parasite - sortie le 11/12/2017 Cette semaine nous partons au pays des rêves et je ne sais pas encore s'il était agréable ou si c'était un cauchemar. Une nouvelle assez angoissante, tant l'idée que quelqu'un (ou quelque chose) puisse s'immiscer consciemment dans mes rêves me met mal à l'aise. Je suis contente que ce cycle se termine sur cette nouvelle car c'est dans ce genre d'ambiance (onirique, aux portes du fantastique) que je préfère Neil Jomunsi. Petit dieu - sortie le 04/12/2017 Une fois n'est pas coutume, j'avoue que je suis passée à côté cette semaine. Et je ne veux pas dire par là que j'ai trouvé le récit mauvais. C'est doux et fin, et joliment amené. Mais j'ai eu du mal à comprendre le propos, le sujet m'intéressant peu.  Gouffre - sortie le 27/11/2017 Comment définir la notion d'amitié? Voilà qui n'est pas si simple. Une nouvelle, triste et d'une très grande justesse portée par la plume acérée de Neil Jomunsi. Si la précédente nouvelle m'a laissé mitigée, j'ai retrouvé cette semaine un texte tout en finesse, à la fois délicat et cruel, et dont le propos semble si plausible qu'il laisse un goût amer en bouche. Amis - sortie le 20/11/2017 Encore un thème très fort abordé par Neil Jomunsi. Il mérite une réflexion profonde et j'ai (pour une fois) trouvé le texte trop court, trop naïf et donc un poil frustrant. Ceci dit, le point de vue moral adopté par l'auteur permet d'amorcer cette réflexion, qui aura besoin d'être nourrie par plus de connaissances. Reste de belles idées, un texte assez touchant. Robbie - sortie le 13/11/2017 Une nouvelle très dérangeante, certainement car elle touche à quelque chose de très intime. Impossible pour moi de ne pas penser au film IA qui m'a dérangé de la même façon. Questionner de façon si "mécanique" le désir d'enfant me colle des frissons. C'est clairement une avancée technologique à laquelle je ne suis pas prête! Et pourtant je pense qu'à l'avenir, la robotisation sera certainement le moyen le plus direct que nous aurons pour nous questionner sur l'humanité. Une nouvelle passionnante à lire, donc. Incendie - sortie le 06/11/2017 C'est très difficile d'écrire sur cette nouvelle. Je ne saurais dire ce qui m'a plu, ce qui  m'a touché... mais j'ai été touchée, et je trouve cette nouvelle superbe, mélancolique et poétique, particulièrement douce. Elle fait certainement écho à quelque chose en moi, mais je n'ai pas réussi à mettre le doigt sur quoi. Ce n'est pas grave, c'est juste un très beau texte à lire. C'est ce genre de nouvelle qui me fait me rendre compte d'à quel point le style de Neil Jomunsi s'est affiné avec le temps.  Théorie de la chaussette disparue - sortie le 30/10/2017 Parler de miracle et de notre rapport à tout ça n'est pas toujours facile. Sur ce sujet, Neil Jomunsi nous livre une nouvelle à la fois drôle et tendre. Le personnage principal, William, le spécialiste du paranormal, est particulièrement sympathique, et c'est la légèreté avec laquelle il prend les choses qui donne toute sa saveur à cette histoire. J'ai de plus adoré sa théorie, et je ne regarde plus mon lave linge de la même façon à présent! Coprophages - sortie le 23/10/2017 Je préfère prévenir: la nouvelle porte bien son nom! C'est crade, crade, crade!!! En poussant la satyre à l'extrême, Neil Jomunsi égratigne (non... déchire complètement) le monde du marketing et la facilité avec laquelle il nous séduit. Pour ma part, j'ai trouvé la métaphore assez grossière, et le dégoût a pris le dessus sur la réflexion. Ceci dit, ça a le mérite d'être limpide!!! Doppelgänger - sortie le 16/10/2017 J'ai bien ri! Mais comme souvent chez Neil Jomunsi le rire sert aussi à camoufler un certain trouble. A partir d'une situation cocasse, grâce à un personnage principal finement troussé, il distille un cynisme qui fait mouche. Et même si je me suis réjouis avec une certaine satisfaction de la chute, une petite sueur froide a perlé... Encore une nouvelle propice à l'introspection. Les heures qui nous séparent de l'aube - sortie le 09/10/2017 Une nouvelle qui m'a moins parlé que les précédentes. Assez anecdotique à mon sens, elle possède tout de même un atout de poids: elle parle d'enfance, et c'est un sujet sur lequel Neil Jomunsi écrit très très bien. Grosse - sortie le 02/10/2017 Une nouvelle coup de poing encore. La plus intense depuis le début de ce projet. J'avoue que j'ai eu peur, le sujet est sensible. Et beaucoup d'auteurs s'y sont cassé les dents, sans réussir à éviter les poncifs. Pas ici. Le texte est très di…
Jakabok – Clive Barker (Denoël) Imaginaire

Jakabok – Clive Barker (Denoël)

Traduit par Jean-Pierre Pugi. Ca fait un moment que je voulais lire du Clive Barker. Au final, ce roman (qui semble à part dans la bibliographie de l'auteur), m'a laissé une impression assez mitigée. Sur une idée de base assez bonne, l'auteur livre un texte débridé, assez gore mais qui pour moi manque cruellement d'humour. L'auteur semble avoir voulu se faire plaisir, mais le tout parait assez fade. Il m'a manqué un grain supplémentaire de folie, autre chose que de la violence pure. L'histoire est décousue, et je n'en ai pas compris la finalité.  La forme, par contre, m'a beaucoup  plu, et c'est la bonne surprise de cette lecture. Je ne suis pas sûre, en fin de compte, de renouveler l'expérience Clive Barker.  
Psychédémie – Lilian Peschet Imaginaire

Psychédémie – Lilian Peschet

Quel plaisir de retrouver Lilian Peschet! C'est un auteur dont j'apprécie beaucoup les écrits, tant ses romans/nouvelles que son blog. J'ai été très surprise par cette nouvelle. A la lecture des premières pages, je m'attendais à plus d'humour noir, alors qu'au final c'est une nouvelle dure et violente. L'histoire m'a complètement emportée, et arrivée à quelques pages de la fin, j'ai compris que je serai déconcertée, et frustrée. Je pense qu'il y avais matière à un récit plus long que j'aurais été ravie de découvrir, mais la fin telle quelle est un tel coup de poing que je ne peux que l'applaudir également. Un retour en force de Lilian Peschet qui me fait bien plaisir, je l'avoue.
Le grand n’importe quoi – J.M. Erre (Buchet Chastel) Imaginaire

Le grand n’importe quoi – J.M. Erre (Buchet Chastel)

Le hasard des réservations à la bibliothèque a voulu que je lise deux livres de J.M. Erre en peu de temps.  Dans celui-ci on retrouve toute la fantaisie de l'auteur, qui a décidé de pousser l'absurde à l’extrême limite. C'est complètement fou, idiot et irrationnel. Mais pour une fois, il a réussi à me perdre complètement! Même si cela ne m'a pas empêché de rire à certaines idées, franchement grandioses, la globalité de l'ouvrage m’apparaît assez anecdotique, et beaucoup moins savoureuse que Série Z, ou le formidable Le mystère Sherlock, qui reste celui de ses romans que je préfère. Un roman plaisant, mais que je vais certainement oublier rapidement. 
Bartiméus : L’anneau de Salomon – Jonathan Stroud (Albin Michel Wiz) Imaginaire

Bartiméus : L’anneau de Salomon – Jonathan Stroud (Albin Michel Wiz)

Traduit de l'anglais par Hélène Collon. L'anneau de Salomon est le premier livre que j'ai lu de Jonathan Stroud, auteur qui m'a été chaudement recommandé par Kylie Ravera. Ce livre est un antépisode de la trilogie de Bartiméus, paru plusieurs années après les 3 premiers tomes. Ce fut un livre assez plaisant à lire. Sa qualité majeure étant son personnage principal : le truculent Bartimeus. Il apporte toute sa saveur à ce récit plein d'action et d'humour. L'autre personnage principal, la jeune Asmira, est également une réussite, car beaucoup plus subtile qu'on pourrait le penser de prime abord. J'ai aimé également le contexte historique de ce roman, qui prend part au milieu du mythe de Salomon, et de son sceau magique. Une bonne dose d'exotisme qui m'a bien dépaysée. C'est un récit bien rythmé, qui brasse des thèmes intéressants, comme l'esclavagisme ou le libre arbitre. Pour être honnête, ce livre, s'il fut agréable, reste  anecdotique, mais il m'a tout de même donné envie de découvrir la trilogie de Bartiméus.
Agent double – Daniel O’Malley (Super 8) Imaginaire

Agent double – Daniel O’Malley (Super 8)

Roman traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec. Ce livre est la suite du roman The Rook, du même auteur. Vous pouvez lire mon avis sur ce premier roman sur Babelio. La suite des aventures de la Checquy prend un parti assez radical et très intéressant. Myfanwy Thomas, l'héroïne amnésique du premier livre, n'est pas le personnage principal de cette histoire. Elle est présente, bien sûr, et a un rôle important à jouer, mais d'autres personnages sont chargés de faire avancer l'intrigue. Et quels personnages!!! Si j'ai déjà salué dans The Rook la capacité de l'auteur à nous offrir un univers foisonnant, dans Agent Double, il libère toute son énergie créative!!! Car entre les pouvoirs surnaturels des membres de la Checquy et les manipulations génétiques des Greffeurs, il s'en est donné à coeur joie! Le livre est en effet une véritable fresque, de plus de 800 pages. Et même si j'y ai décelé quelques longueurs, l'ensemble est tout de même très bien équilibré. Au milieu donc d'une foule de personnages bigarrés, les 2 personnages principaux sont une fois de plus féminins. Ceci étant posé, le roman aborde également des thématiques lourdes, et pas toujours du point de vue humoristique: xénophobie, terrorisme... Le conflit qui oppose Checquy et Greffeur résonne un peu trop facilement dans l'histoire contemporaine.  Ce livre est féroce, cynique, avec cette pointe d'humour anglais qui permet de désamorcer les situations trop lourdes.  Ce roman fut donc un énorme plaisir de lecture: drôle, rythmé et intelligent. La suite de The Rook tiens toutes ses promesses.