Sur un scénario original de Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke.

Traduit par Michel Demuth.

Drôle d’aventure que celle de ce bouquin.
En effet, on ne peut taxer ni le film (l’oeuvre de Stanley Kubrick, si tu ne l’as jamais vu, regarde le… c’est une sacrée expérience !), ni le livre, d’adaptation. Tu me suis ?
Si le livre est sorti quelques mois après le film, on sait que le film s’inspire en fait partiellement d’une nouvelle de Clarke intitulée La Sentinelle. On sait également que Clarke décide d’écrire ce roman parallèlement à la création du film, en accord avec Kubrick, les deux artistes souhaitant en faire un projet commun. Les deux auteurs et les deux œuvres se sont donc nourris les uns des autres. Tu me suis toujours ?

J’ai vu le film plusieurs fois, je ne l’ai jamais compris. Ou plutôt, je n’ai jamais cherché à le comprendre. Trouver une signification à toutes ces scènes ne m’a jamais semblé indispensable. Pour moi ce film est avant tout une expérience visuelle, auditive… sensorielle. Ces plans qui s’étirent, ce temps qui se dilate, les valses de Strauss et la voix de HAL…

J’ai eu donc peur, en lisant ce livre, de casser un peu l’envoûtement du film. Je le savais court, j’avais peur de le trouver abscons. Il n’en est rien. 2001, même s’il est taxé de hard science fiction, est abordable et passionnant. L’écriture de Clarke est simple mais non simpliste, rythmée par des chapitres très courts, et très imagée également, ou alors je n’ai pas réussi à me détachée de l’imagerie du film…

Des différences entre le film et le livre existent mais sont minimes, les deux œuvres sont, par essences, interconnectées.

C’est donc une nouvelle expérience que la lecture du roman. Si tu as vu le film, il sera un écho supplémentaire à ton rapport à cette histoire. Une nouvelles manière de la découvrir, un moyen également d’en trouver de nouvelles interprétations si tu le souhaites. Si tu n’as pas (encore) vu le film, il sera un bon roman de science-fiction, bien structuré et à l’histoire passionnante, interrogeant sur les origines de l’humanité et l’éveil de la conscience.

Dans tous les cas un livre à lire…

3 Comments

  • Bonjour
    Un des deux premiers films de Science-Fiction que j’ai vu au cinéma avec l’empire contre attaque !
    Rien compris mais depuis j’apprécie les films qui laisse une place au contemplatif.
    Je l’ai revu des années plus tard au Gaumont Grand Ecran Italie
    Je me souviens du son : son 6 pistes.
    Quand HAL parlait il parlait de partout simultanément. Comme un dieu omniprésent.

    Paradoxalement le livre m’a moins touché (c’est rare)
    Ah oui j’ai récupéré Into Eternity je vais me regarder ça

    • Trop jeune pour avoir vu le film au cinéma, j’ai grandi en le regardant sur des copies dont la qualité n’a fait que s’améliorer… Pour mon plus grand plaisir !
      Tu me diras ce que tu as pensé de Into Eterny ! 😉

  • J’ai vu le film dans de drôles de circonstances quelques temps après sa sortie. Il avait été commandé un peu à la va vite par un instituteur (qui ne savait pas trop ce dont il était question semble t’il) pour la fête annuelle traditionnelle du petit bourg où je vivais. Beaucoup d’enfants, de familles qui attendaient sans doute autre chose. Cà n’a pas trainer à être un beau chahut.

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