Mon “retour aux classiques du fantastique” de cet été m’a amenée à lire mon second livre de Stefan Wul. 

Oms en série est un court roman, qui se lit très facilement.

Mettant en scène le reste d’une humanité réduite à l’état d’animaux domestiques par une race extraterrestre (les Draags), il narre le destin d’un jeune humain nommé Terr qui guidera les hommes dans leur quête de liberté.

Si j’ai lu ce livre avec intérêt et plaisir, il faut tout de même avouer qu’avec moins de 200 pages pour la version poche et une intrigue au rythme rapide, il ne laisse pas le temps de s’appesantir sur les sujets abordés. C’est dommage, car ils sont nombreux et pertinents.

J’aurais aimé que l’auteur s’attarde plus sur la description de la condition de Terr en tant qu’animal de compagnie, sur son ressenti, ses réactions… J’aurais aimé aussi que le thème de l’involution de l’espèce humaine soit plus détaillé, car l’auteur pousse une réflexion des plus intéressante.
Bref, j’avoue que j’aurais aimé que ce roman prenne un peu plus le temps de s’installer.

Il reste que, tel qu’il est, il constitue un bon moment de lecture. C’est rythmé, plein d’action et intelligent. C’est également plutôt positif, ce qui est toujours appréciable de temps en temps. 

A noter qu’à l’occasion de la lecture du roman, j’ai regardé l’adaptation qu’en ont fait René Laloux et Roland Topor et que je vous en parle très bientôt sur le blog!

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2 Comments

  • Belle chronique argumentée qui aborde la problématique essentielle induit par l’œuvre: elle est trop courte et n’aborde pas (ou peu) certains rivages de réflexion.
    “Oms en série” est initialement paru en 1957 dans une collection SF populaire, le Fleuve Noir Anticipation, qui imposait par contrat, aux auteurs d’inclure leurs récits entre un minima et un maxima en nombre de signes. Wul n’a pu, au-delà du récit d’aventures qu’impose le lectorat de la collection, s’étendre sous toutes les potentialités de son idée de départ.
    L’auteur, dans ce carcan étroit insuffisant à son talent, a fait paraitre une dizaine de titres au max au FNA et s’en est allé avant de revenir en SF dans une collection plus élitiste, Présence du Futur, où il fit paraitre en deux tomes un Nöö qui n’eut, paradoxalement, pas le charme rapide de ses parutions FNA

    • Merci de ta visite et de cette remise en contexte fort intéressante !

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