Le grand n’importe quoi – J.M. Erre (Buchet Chastel)

Le hasard des réservations à la bibliothèque a voulu que je lise deux livres de J.M. Erre en peu de temps. 

Dans celui-ci on retrouve toute la fantaisie de l’auteur, qui a décidé de pousser l’absurde à l’extrême limite. C’est complètement fou, idiot et irrationnel.

Mais pour une fois, il a réussi à me perdre complètement! Même si cela ne m’a pas empêché de rire à certaines idées, franchement grandioses, la globalité de l’ouvrage m’apparaît assez anecdotique, et beaucoup moins savoureuse que Série Z, ou le formidable Le mystère Sherlock, qui reste celui de ses romans que je préfère.

Un roman plaisant, mais que je vais certainement oublier rapidement. 

Bartiméus : L’anneau de Salomon – Jonathan Stroud (Albin Michel Wiz)

Traduit de l’anglais par Hélène Collon.

L’anneau de Salomon est le premier livre que j’ai lu de Jonathan Stroud, auteur qui m’a été chaudement recommandé par Kylie Ravera.

Ce livre est un antépisode de la trilogie de Bartiméus, paru plusieurs années après les 3 premiers tomes.

Ce fut un livre assez plaisant à lire. Sa qualité majeure étant son personnage principal : le truculent Bartimeus. Il apporte toute sa saveur à ce récit plein d’action et d’humour. L’autre personnage principal, la jeune Asmira, est également une réussite, car beaucoup plus subtile qu’on pourrait le penser de prime abord.

J’ai aimé également le contexte historique de ce roman, qui prend part au milieu du mythe de Salomon, et de son sceau magique. Une bonne dose d’exotisme qui m’a bien dépaysée.

C’est un récit bien rythmé, qui brasse des thèmes intéressants, comme l’esclavagisme ou le libre arbitre. Pour être honnête, ce livre, s’il fut agréable, reste  anecdotique, mais il m’a tout de même donné envie de découvrir la trilogie de Bartiméus.

Agent double – Daniel O’Malley (Super 8)

Roman traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec.

Ce livre est la suite du roman The Rook, du même auteur. Vous pouvez lire mon avis sur ce premier roman sur Babelio.

La suite des aventures de la Checquy prend un parti assez radical et très intéressant. Myfanwy Thomas, l’héroïne amnésique du premier livre, n’est pas le personnage principal de cette histoire. Elle est présente, bien sûr, et a un rôle important à jouer, mais d’autres personnages sont chargés de faire avancer l’intrigue.

Et quels personnages!!! Si j’ai déjà salué dans The Rook la capacité de l’auteur à nous offrir un univers foisonnant, dans Agent Double, il libère toute son énergie créative!!! Car entre les pouvoirs surnaturels des membres de la Checquy et les manipulations génétiques des Greffeurs, il s’en est donné à coeur joie! Le livre est en effet une véritable fresque, de plus de 800 pages. Et même si j’y ai décelé quelques longueurs, l’ensemble est tout de même très bien équilibré. Au milieu donc d’une foule de personnages bigarrés, les 2 personnages principaux sont une fois de plus féminins.

Ceci étant posé, le roman aborde également des thématiques lourdes, et pas toujours du point de vue humoristique: xénophobie, terrorisme… Le conflit qui oppose Checquy et Greffeur résonne un peu trop facilement dans l’histoire contemporaine. 

Ce livre est féroce, cynique, avec cette pointe d’humour anglais qui permet de désamorcer les situations trop lourdes. 

Ce roman fut donc un énorme plaisir de lecture: drôle, rythmé et intelligent. La suite de The Rook tiens toutes ses promesses.