bande dessinée

Lu – Anthologie Misty (Delirium) Lectures

Lu – Anthologie Misty (Delirium)

Misty est une revue anglaise hebdomadaire créée à la fin des années 70 par Pat Mills, à destination des jeunes filles adeptes de surnaturel et d'horreur.J'ai découvert, grâce à l'avant propos signé Pat Mills, l'univers de la BD et des périodiques de cette époque, qui semble être foisonnant, avec des scénarios assez adultes et de nombreux dessinateurs de talent.Grâce à Delirium, cette anthologie regroupe quelques unes des meilleurs histoires parues dans la revue, enfin traduites en français.Entièrement en noir et blanc, elle a comblé mes attentes en terme de nostalgie, et son côté "vintage" m'a particulièrement charmée. J'ai également été agréablement surprise par la qualité des récits, qui, quoique destinés à un public jeune et plutôt féminin, réserve leurs lots de frisson.Les dessinateurs ne sont pas tous du même niveau, et j'ai noté tout de même un côté très "lissé" des illustrations, sans doute dû à un nettoyage des planches en vue de cette édition. On se doute alors du caractère très bon marché des revues de l'époque.Ce fut donc une agréable plongée 40 ans en arrière que la lecture de cette anthologie et je félicite grandement le travail des éditions Délirium, qui nous permet d'accéder enfin à ces pépites.
André le Géant – Box Brown (La Pastèque) BD

André le Géant – Box Brown (La Pastèque)

Traduit par Sophie Chisogne.   Pour moi André le Géant est avant tout une silhouette, imposante, au coin d'un écran de télévision. C'est surtout celle de Wreslemania III, de ce match hallucinant contre Hulk Hogan. Il y a quelques années il s'est concrétisé à travers les souvenirs bien réels racontés avec passion par un vieux briscard du catch "de l'époque": de l’Élysée Montmartre, du Cirque d'Hiver, quand sévissaient l'Ange blanc, le Petit Prince et consort. Aujourd'hui, c'est donc par le truchement de la bande dessinée de Box Brown que je me plonge de nouveau dans la vie de cet homme hors norme. Cette BD, c'est toute l'histoire du catch des années 70 et 80, dans ce qu'il a de plus beau et de plus dur. Cette BD, c'est surtout l'histoire d'un homme qui apprend à 24 ans qu'il est condamné. Que son corps, qui est son principal gagne pain, finira par le trahir. Que ses dimensions gigantesques sont aussi celles qui causeront sa perte. Le destin d'André le Géant est à la fois exceptionnel et tragique, et c'est cette dualité qui donne tout son sel à cette BD. Encore une fois, le travail de recherche de Box Brown est excellent. Des aspects les plus connus de la vie du "Géant Ferré" aux anecdotes les plus cocasses, l'auteur brosse un portrait profond et tendre du colosse. On ressent toute la passion qu'il a pour le catch, tout en prenant le recul nécessaire sur l'exagération de certains aspects de cette biographie grâce aux notes à la fin de l'ouvrage. Cette BD est donc un très bel hommage au sportif. Je l'ai dévorée, et les autres membres de la famille (de 8 à 40 ans) l'on fait après moi. Nous avons tous adoré nous plonger dans cette histoire. Le catch étant le sport de tous les excès, il est logique qu'André le Géant y ait trouvé une place prépondérante. Les hommages qu'on continue à lui rendre 25 ans après sa mort ( La Bataille royale en mémoire d'André the Giant bat son plein chaque année à Wrestlmania) démontrent la gigantesque empreinte qu'il y a laissé.