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Lu – Signal d’alerte – Neil Gaiman (Au Diable Vauvert) Imaginaire

Lu – Signal d’alerte – Neil Gaiman (Au Diable Vauvert)

Traduit de l'anglais par Patrick Marcel. Vous le savez, je suis une grande admiratrice de Neil Gaiman. Je ne pouvais donc pas passer à côté de son dernier recueil de nouvelles. Le travail de la maquette et de la couverture des éditions Au Diable Vauvert ne déroge pas de d'habitude : il est somptueux. C'est un très bel objet que ce Signal d'alerte. Comme à son habitude, Neil Gaiman regroupe dans ce recueil des textes de tailles, d'ambiances et d'inspirations disparates, chacun introduit par la mise en contexte de sa création. Il serait mensonger de crier au chef d’œuvre à chaque page, tant il est difficile de maintenir une qualité égale dans ce genre d'ouvrage, mais Signal d'alerte détient son lot de perles. Neil Gaiman a l'art et la manière de revisiter les contes de fées, comme le prouve la grande qualité de la nouvelle La Dormeuse et le Rouet. Il ne manque pas non plus de rendre hommage à de grands auteurs comme Conan Doyle, ou Ray Bradbury (dans une nouvelle particulièrement touchante). Fantastique, fantasy urbaine, tantôt humoristique, tantôt grave ou mélancolique, cet ouvrage fait passer par nombre d'émotions diverses et variées. Si vous connaissez déjà le travail de Gaiman, vous y retrouverez avec plaisir ses thèmes de prédilection, encore une fois magnifiés. Si vous ne le connaissez pas encore, je reste persuadée que ses recueils de nouvelles sont une très bonne entrée en matière. Dans tous les cas, je vous invite donc avec enthousiasme à vous plonger dans ce Signal d'alerte. Si certains des derniers romans de Gaiman étaient plaisant mais anecdotiques, ce recueil est d'une poésie et d'une inventivité vivifiante!
DoggyBags – Sangs d’encre -Tanguy Mandias (Ankama) Imaginaire

DoggyBags – Sangs d’encre -Tanguy Mandias (Ankama)

Très bel objet que ce recueil de nouvelles signé Tanguy Mandias chez Ankama. La couverture (de Shane Pierce) est soignée et les nouvelles sont richement illustrées (par une quinzaine d'illustrateurs différents). Si on retrouve bien l'esprit Doggybags dans la forme, le fond est plus nuancé. Les 21 nouvelles sont en effet inégales et si certaines versent dans l'horreur, d'autres sont beaucoup plus gentilles. Il faut donc aborder ce recueil avec l'esprit ouvert à la plume de Tanguy Mandias, qui vaut la peine qu'on s'y attarde, tant son style est riche. Il sait manier toutes les ambiances. J'ai frissonné bien sûr, mais j'ai également rêvé, et j'ai bien ri ! Tout ça forme un ensemble sacrément divertissant et complètement débridé. Selon moi, les meilleurs nouvelles sont à la fin. (h)exe(n), qui clôt le bouquin, est un bijou ! C'est donc au final plutôt une réussite; une production qui change un peu de ce qui se fait habituellement et qui a réussi à emporter mon adhésion au fil des pages.
Le nexus du Docteur Erdmann – Nancy Kress (Le Belial) Imaginaire

Le nexus du Docteur Erdmann – Nancy Kress (Le Belial)

Traduit par Alise Ponsero et Erwann Perchoc. Conseillé par ma bibliothécaire, j'ai également choisi ce roman car il est écrit par une femme et qu'au final, je lis très peu d'auteure de science-fiction. Assez court, bien ancré dans le réel, le récit hésite entre fantastique et science fiction. On y suit les aventures de Henry Erdmann, ancien physicien de premier plan, à présent en maison de retraite et en proie a des phénomènes étranges qui se propagent rapidement aux autre pensionnaires.  Particulièrement cartésien, le voilà tiraillé entre sa rationalité et les expériences qu'il subit. La tendresse particulière que j'ai tout de suite éprouvé pour le personnage principal est un des principal atout de ce livre, mais j'ai également apprécié toute la réflexion qui y est fait sur la valeur de l'accumulation d'expérience et la conscience collective La concision du récit évite à l'auteur de partir dans un débordement trop mystique. Nancy Kress adapte son écriture et son vocabulaire aux différents protagonistes avec brio. Elle est aussi à l'aise dans les descriptions de la vie quotidienne que dans les passages de science dure. C'est finalement un livre assez atypique dans ses thèmes que j'ai bien apprécié.
Le livre des crânes – Robert Silverberg (Le livre de Poche) Imaginaire

Le livre des crânes – Robert Silverberg (Le livre de Poche)

Traduit par Guy Abadia. Je retrouve Robert Silverberg avec grand plaisir après L'oreille interne, qui m'a déjà beaucoup marquée. En nous narrant le road trip hypnotique de ces 4 héros cyniques, Silverberg signe un roman initiatique magistral. Poétique, choquant, le récit donne tour à tour la parole à chacun des jeunes personnages, et plonge dans leur intellect encore en construction. Il s'évertue à mettre à nu leurs failles, leurs doutes, leurs secrets les plus enfouis. Mettant en opposition 4 parcours totalement différents, le récit questionne le rapport aux pères, à la foi, à la postérité. Cet étonnant voyage dans la psyché est servi par une plume affûtée, au style soutenu. Quand à l'aspect fantastique, il n'est là que pour servir de but, mais cela importe peu. Comme souvent, ce n'est pas la destination qui importe mais le voyage. Ce deuxième rendez-vous avec Robert Silverberg vient confirmer la très grande admiration que j'ai pour cet auteur.
Allison – Laurent Queyssi (Les Moutons Électriques) Imaginaire

Allison – Laurent Queyssi (Les Moutons Électriques)

Ce court roman a vraiment été un petit bonheur à lire. Il est doux et poétique, et offre une belle image de l'adolescence. Comme dans le livre L'oreille interne de Robert Silverberg, (que j'ai d'ailleurs lu sur les conseils de Laurent Queyssi), la petite touche fantastique n'est qu'un subtile prétexte à une chronique de ce moment de la vie synonyme de grands changements et qu'il est si compliqué de gérer. Tout ceci est traité avec une grande tendresse, une plume légère dans laquelle pointe un nostalgie sous-jacente qui m'a touchée. L'hommage au Rock Alternatif qui a bercé ma propre adolescence ne pouvait qu'achever de me conquérir complètement, pour faire de Allison mon coup de cœur du moment.
Dino hunter – Olivier Saraja (Walrus) Imaginaire

Dino hunter – Olivier Saraja (Walrus)

Pourquoi choisir entre aliens et dinosaures? mélangeons les deux! Encore un délire plutôt bien ficelé signé Olivier Saraja, dont j'ai déjà bien apprécié le fameux Zombie Kebab. Dans la grande tradition pulp, cette lecture nous plonge rapidement dans l'action, avec un peu de nawak, et beaucoup de fun ! Alors, bien sûr, c'est le genre d'histoire qui demande de garder l'esprit ouvert, et de mettre sa rationalité de côté. Ne vous inquiétez pas, le rythme effréné du bouquin ne vous laissera pas le temps de penser à la suspension de l'incrédulité, l'action ne s'arrêtant qu'une fois la dernière page tournée. Et comme toujours, on gratte un peu la surface, et on se rend compte que le récit marche aussi parce que les personnages sont peu nombreux mais tous intéressants, que l'auteur a réussi, dans un récit très court, à leur donner une profondeur, une histoire, sans que cela ne plombe le reste, et que les rapports humains sont subtilement dépeints. Et entre deux bouchées de pop-corn, on se surprend à avoir un petit sourire en coin ou à applaudir intérieurement. Dino Hunter reste une lecture récréative, et on s'amuse beaucoup. Elle a en plus ce petit "truc" qui donne un sel supplémentaire à ce type de récit.
Zoulag – Stéphane Desienne (Walrus) Imaginaire

Zoulag – Stéphane Desienne (Walrus)

La frénésie de zombies qui m'a pris il y a quelques semaines m'a fait lire, après les 2 saisons de Toxic, les 2 novellas de l'univers Zoulag, de Stéphane Desienne: Le syndrome finlandais et La filière sibérienne.  Il s'agit de deux courts récits qui prennent place dans un monde où l'humanité a survécu à l'apocalypse zombie, et où elle a décidé de parquer les spécimens restants dans des camps de concentration, parce que l'humanité a souvent ce genre de "bonnes" idées. Dans la première histoire, une star de la téléréalité type "Man vs Wild" décide d'offrir à ses fans un épisode en direct d'un zoulag, et d'y inviter une scientifique spécialiste des zombies : Mona Nuss (Hu hu!!!). Bien sûr tout ne va pas se passer comme prévu... Dans la seconde, un vieux baroudeur et sa jeune associée, qui font du trafic avec les zombies, s'engage dans un road trip plein de rebondissements.   Deux récits pleins d'adrénaline, deux aventures dans lesquelles les faux semblants ont la part belle. Car les histoires de zombies, c'est fun, mais si cela permet en plus une certaine critique sociétale, c'st encore mieux! Et ça Stéphane Desienne sait très bien le faire. Les livres sont courts, certes (100 pages chacun environ), et ne permettent donc par un très grand développement du background, mais les personnages sont suffisamment bien troussés pour qu'on s'y attache rapidement. Les enjeux sont clairs et parfaitement exposés, les épisodes bien rythmés, avec des chutes surprenantes! Bref, j'attends le troisième épisode avec impatience!  
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Les sempiternels – Aude Réco (Walrus)

La dernière novella sortie des éditions Walrus est signée Aude Reco, une auteure que je suis depuis longtemps sur les réseaux sociaux, et explore le courant steampunk, un univers dont je ne suis pas très familière, mais qui me plaît cependant. Les sempiternels est un texte court et percutant, dont le rythme est très bien maîtrisé. C'est clairement un récit d'action, les scènes de combat s'enchaînent sans guère laisser le temps au lecteur de souffler.  Cependant, l'univers autour du récit semble un peu trop écrasant pour un texte qui ne fait qu'en effleurer les grands enjeux. Il en découle un certain sentiment de confusion à la lecture, et un peu de frustration. Je n'ai pas de peine à m'imaginer une saga entière autour des Sempiternels.  Restent de très beaux personnages féminins, intrigants et envoûtants, aux services d'une intrigue survitaminée.
Toxic saisons 1 et 2 – Stéphane Desienne (Walrus) Imaginaire

Toxic saisons 1 et 2 – Stéphane Desienne (Walrus)

C'est une énorme saga de deux fois 6 épisodes que nous offre Stéphane Desienne. Je ne sais pas combien de pages ça représente en tout mais on va s'accorder sur "beaucoup beaucoup". J'ai décidé de tout lire en une fois et pourtant je n'aime pas les récits trop longs. Heureusement, la saga ne manque pas de rythme, certainement à cause de son format série. La saison 1 est menée tambour battant, et si le début de la saison 2 souffre d'une petite baisse de régime (due, selon moi, à l'ajout d'une intrigue secondaire dont j'ai du mal à saisir l'intérêt), la suite tient ses promesses en terme d'adrénaline ! Sur l'idée un peu folle de mêler zombies et invasion extraterrestre, l'auteur construit un univers complexe et cohérent où se mêlent rivalités commerciales et intrigues politiques. Ce qui pourrait paraître comme une vaste blague décomplexée est en fait extrêmement réfléchi. Une saga dans laquelle j'ai aimé me plonger, et que j'ai dégustée jusqu'à la dernière page.
Projet Bradbury 2017 – 14 nouvelles de Neil Jomunsi Imaginaire

Projet Bradbury 2017 – 14 nouvelles de Neil Jomunsi

Si vous voulez savoir ce qu'est le projet Bradbury, rendez-vous ici. Retrouvez sur cette page mon avis sur les 14 nouvelles qui forment le premier cycle de ce projet Bradbury, l'auteur ayant décidé de mettre fin à l'aventure pour le moment.  Il reste de ce projet 14 nouvelles, certes inégales (mais c'est inévitable), mais dont certaines sont de petits bijoux. Ce fut un grand plaisir de retrouver ce rythme de lecture et d'accompagner ce processus créatif.  Parasite - sortie le 11/12/2017 Cette semaine nous partons au pays des rêves et je ne sais pas encore s'il était agréable ou si c'était un cauchemar. Une nouvelle assez angoissante, tant l'idée que quelqu'un (ou quelque chose) puisse s'immiscer consciemment dans mes rêves me met mal à l'aise. Je suis contente que ce cycle se termine sur cette nouvelle car c'est dans ce genre d'ambiance (onirique, aux portes du fantastique) que je préfère Neil Jomunsi. Petit dieu - sortie le 04/12/2017 Une fois n'est pas coutume, j'avoue que je suis passée à côté cette semaine. Et je ne veux pas dire par là que j'ai trouvé le récit mauvais. C'est doux et fin, et joliment amené. Mais j'ai eu du mal à comprendre le propos, le sujet m'intéressant peu.  Gouffre - sortie le 27/11/2017 Comment définir la notion d'amitié? Voilà qui n'est pas si simple. Une nouvelle, triste et d'une très grande justesse portée par la plume acérée de Neil Jomunsi. Si la précédente nouvelle m'a laissé mitigée, j'ai retrouvé cette semaine un texte tout en finesse, à la fois délicat et cruel, et dont le propos semble si plausible qu'il laisse un goût amer en bouche. Amis - sortie le 20/11/2017 Encore un thème très fort abordé par Neil Jomunsi. Il mérite une réflexion profonde et j'ai (pour une fois) trouvé le texte trop court, trop naïf et donc un poil frustrant. Ceci dit, le point de vue moral adopté par l'auteur permet d'amorcer cette réflexion, qui aura besoin d'être nourrie par plus de connaissances. Reste de belles idées, un texte assez touchant. Robbie - sortie le 13/11/2017 Une nouvelle très dérangeante, certainement car elle touche à quelque chose de très intime. Impossible pour moi de ne pas penser au film IA qui m'a dérangé de la même façon. Questionner de façon si "mécanique" le désir d'enfant me colle des frissons. C'est clairement une avancée technologique à laquelle je ne suis pas prête! Et pourtant je pense qu'à l'avenir, la robotisation sera certainement le moyen le plus direct que nous aurons pour nous questionner sur l'humanité. Une nouvelle passionnante à lire, donc. Incendie - sortie le 06/11/2017 C'est très difficile d'écrire sur cette nouvelle. Je ne saurais dire ce qui m'a plu, ce qui  m'a touché... mais j'ai été touchée, et je trouve cette nouvelle superbe, mélancolique et poétique, particulièrement douce. Elle fait certainement écho à quelque chose en moi, mais je n'ai pas réussi à mettre le doigt sur quoi. Ce n'est pas grave, c'est juste un très beau texte à lire. C'est ce genre de nouvelle qui me fait me rendre compte d'à quel point le style de Neil Jomunsi s'est affiné avec le temps.  Théorie de la chaussette disparue - sortie le 30/10/2017 Parler de miracle et de notre rapport à tout ça n'est pas toujours facile. Sur ce sujet, Neil Jomunsi nous livre une nouvelle à la fois drôle et tendre. Le personnage principal, William, le spécialiste du paranormal, est particulièrement sympathique, et c'est la légèreté avec laquelle il prend les choses qui donne toute sa saveur à cette histoire. J'ai de plus adoré sa théorie, et je ne regarde plus mon lave linge de la même façon à présent! Coprophages - sortie le 23/10/2017 Je préfère prévenir: la nouvelle porte bien son nom! C'est crade, crade, crade!!! En poussant la satyre à l'extrême, Neil Jomunsi égratigne (non... déchire complètement) le monde du marketing et la facilité avec laquelle il nous séduit. Pour ma part, j'ai trouvé la métaphore assez grossière, et le dégoût a pris le dessus sur la réflexion. Ceci dit, ça a le mérite d'être limpide!!! Doppelgänger - sortie le 16/10/2017 J'ai bien ri! Mais comme souvent chez Neil Jomunsi le rire sert aussi à camoufler un certain trouble. A partir d'une situation cocasse, grâce à un personnage principal finement troussé, il distille un cynisme qui fait mouche. Et même si je me suis réjouis avec une certaine satisfaction de la chute, une petite sueur froide a perlé... Encore une nouvelle propice à l'introspection. Les heures qui nous séparent de l'aube - sortie le 09/10/2017 Une nouvelle qui m'a moins parlé que les précédentes. Assez anecdotique à mon sens, elle possède tout de même un atout de poids: elle parle d'enfance, et c'est un sujet sur lequel Neil Jomunsi écrit très très bien. Grosse - sortie le 02/10/2017 Une nouvelle coup de poing encore. La plus intense depuis le début de ce projet. J'avoue que j'ai eu peur, le sujet est sensible. Et beaucoup d'auteurs s'y sont cassé les dents, sans réussir à éviter les poncifs. Pas ici. Le texte est très difficile, cru, violent, mais drapé aussi d'une certaine pudeur. On n'en sort pas indemne, et sur un sujet comme celui-ci c'est exactement ce qu'il faut. Etre bousculé... être indigné... et y penser... y penser... et y repenser... Vieilles Peaux - sortie le 24/09/2017 Sur un sujet qui, je trouve, manque un peu d’originalité (le cybersexe), Neil Jomunsi réussi à brasser des thèmes forts : rapport au corps et à la perfection, réalité virtuelle… Mais j’avoue que cette nouvelle en particulier, même si j’ai aimé la26 lire, n’a pas vraiment nourri ma réflexion sur le sujet. Reste un très beau texte, dont la principale qualité à mes yeux est son narrateur, criant d’humanisme. Petits Papiers - sortie le 17/09/17 Une nouvelle qui surprend par son ton. L'apocalypse joyeuse, vous connaissez? (Oui, si comme moi vous pensez immédiatement à Paasilinna). C'est de cela qu'il est question. Quelque chose est arrivé, la civilisation telle que nous la connaissons a changée... et ce n'est pas un mal! C'est même plutôt sympa... il est peut être temps de se détacher totalement de tout cela... Une jolie réflexion sur notre rapport à la modernité, un post-apo... pas vraiment apo!!! Une nouvelle pleine de malice, à déguster comme une sucrerie. Évadé - sortie le 11/09/17 Une première nouvelle sous forme d'uppercut tant le thème et la forme sont forts. L'auteur a choisi la parabole pour transformer une quête identitaire en véritable parcours du combattant. Cette lecture bouscule, interroge et mène à l'introspection. L'écriture est à la fois intense et délicate, et pleine d'envolées poétiques tout simplement somptueuses. Pour cette première nouvelle, Neil Jomunsi nous sort de notre zone de confort avec brio.